Accueil du site > Reportages > Compétitions > Internationaux De France 2009 À Saint Herblain
Tout commence un vendredi 13 dans le hall de l’hôtel où tout le petit monde de la Canne se retrouve , compétiteurs, entraîneurs, accompagnateurs et officiels mélangés. Les premières accolades sont chaleureuses, même si quelques regards un peu torves se croisent entre des tireurs susceptibles de se retrouver sur l’aire de combat.
Lors de leurs incessantes navettes entre la gare et l’hôtel, la présence de Laurent PAUL et d’Armel CHESNAY qui nous reçurent avec une joie non dissimulée, fut le premier signe d’une organisation irréprochable qui ne sera pas démentie tout au long du week-end. Même le climat était de la partie. C’est là que l’on voit les grands organisateurs, ceux qui sont capables de commander du beau temps.
La suite se déroula sur les aires de combat dans l’allégresse d’un samedi porteur de promesses d’exploits sportifs... Les officiels tirés à quatre épingles commençaient à épingler, justement, les premiers contrevenants avec des avertissements sortis à peine de l’emballage, et qui semblaient favoriser le réveil des troupes. Les têtes d’enterrement des vaincus et les mines réjouies des vainqueurs faisaient bon ménage.
La disparité des niveaux dans les phases préliminaires était parfois excessive mais permettait aux meilleurs de s’échauffer et aux moins bons de faire le combat de leur vie. Je n’oublie pas les tireurs de même niveau qui commençaient à se dépouiller grave pour marquer leur empreinte.
Il a fallu attendre samedi après-midi pour voir, lors des phases éliminatoires (8ème de finale), que personne n’était venu pour faire tapisserie. Les effets des premiers enjeux décisifs collaient les endorphines au plafond de ceux qui auraient vendu un rein pour remporter le titre.
La première journée s’achevait tardivement et laissait peu de temps aux gens pour passer des aires de combat à l’ivresse débutante du premier apéro.Après le sandwich gargantuesque de midi, (il nous a bien fallu 12h pour le digérer) on remettait çà le soir, au restaurant de l’hôtel, façon banquet gaulois. Après trois heures de régalade où nous avons refait le monde en épongeant l’excédent viticole local, chacun regagna sa chambrée...
Le jour se lève... même à St Herblain, sur ce dimanche qui finira par consacrer nos champions.Les éliminations directes sont des épreuves difficiles car elles renvoient au vestiaire des tireurs auxquels il ne manquait pas grand-chose. Et c’est d’autant plus dommage que ce petit pas grand-chose, ils l’avaient en magasin aux derniers entraînements. Bah ! Il va falloir revenir...
On y est ! L’après-midi des finales commence... les moins de quinze féminins et masculins ouvrent le bal avec l’impétuosité de la jeunesse où prend le pas, parfois durement, l’expérience sur la candeur.Si les jeunes femmes semblent pécher par manque d’expérience, les garçons s’affrontent sans complexe, prenant la chose très au sérieux.
Les juniors hommes sont déjà des compétiteurs chevronnés qui n’attendent pas d’être en sénior pour faire le spectacle. Beaucoup d’enthousiasme et de technique.
Les vétérans nous rappellent leur envie de rester jeunes. Des tireurs qui ont de la bouteille avec un Alain Descorsier qui nous a montré que l’esquive-riposte n’était pas l’apanage de la jeunesse.
Des séniors féminines très tactiques dont l’équilibre des forces a poussé l’issue du combat vers une cinquième reprise.
Les séniors hommes tant attendus ont tenu leurs promesses dans un assaut de très haut niveau où tout c’est joué dans la première reprise.
Un grand merci à nos amis organisateurs de St Herblain : Armel CHESNAY, Laurent PAUL, Daniel PUREN, Jean-Philippe ALLON, et les autres qui ont donné un coup de main, notamment pour l’intendance...
Un grand merci à mes collègues officiels !
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