jeudi 12 février 2009, par Armel CHESNAY
Si la Canne de Défense peut-être qualifiée de nouvelle spécialité au sein du Comité National de Canne de Combat et de Bâton (CNCCB) avalisée par la FFSBSDA, c’est d’abord et avant tout un nouveau concept totalement compatible avec la pratique de la Canne de Combat et de la Canne Chausson.
Cependant, son objectif n’est pas sportif mais plutôt une recherche d’efficacité lorsqu’un éventuel protagoniste tente à atteindre l’intégrité physique d’un tiers. Des techniques simples et efficaces en réponse à des attaques violentes tout en respectant les prérogatives de la légitime défense (et de la riposte) qui est un fait justificatif reconnu par les articles 122-5 et 6 du Code Pénal.
L’esprit novateur, s’il en est, s’apparente plus à ce que la Canne reste l’instrument essentiel de la progression, d’une part, les techniques sont adaptables avec tout autre instrument contondant (parapluie, journal roulé, etc.…) et à mains nues, d’autre part, en se rapprochant au maximum de la réalité d’une situation conflictuelle.
L’idée reste donc simple : Défense/Riposte/Neutralisation
Les techniques sont empruntées à la Canne Française telle qu’elle était pratiquée par Charlemont, Leboucher et consorts, remise au goût du jour dans son expression et ses déplacements avec la canne combat actuelle, au bâton sous toutes ses formes, à la savate, à la lutte parisienne, à l’escrime ancienne, etc. …
Ce concept n’est pas figé. Le programme de cette spécialité, avalisé par le CNCCB, est indétournable et donc indispensable à connaitre et à enseigner. Néanmoins, la Canne de Défense reste un vaste laboratoire et s’enrichira au fil des ans dans la mesure où chacun apportera ses connaissances personnelles.
Armel CHESNAY et Daniel PUREN