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Comité National de Canne de Combat et Baton

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8 octobre 2009
Bertrand Dubreuil

La Canne outre-Atlantique

S’il y a bien quelque chose dont on rêve : c’est de conquérir le nouveau monde, en imaginant les habitants coincés entre deux activités : faire de la Canne et manger accessoirement des hamburgers. Et si l’on fait voler les clichés en éclat, il ne reste plus que la Canne.

Et bien, le rêve semble être devenu une réalité, et le stage que j’anime tous les ans à Montréal confirme que nos amis Canadiens, que ces esthètes à la feuille d’érable savent apprécier les bonnes choses après, justement, avoir sucé la moelle de leur satané feuillu, et une fois qu’ils ont foutu la paix cinq minutes aux orignaux et à quelques ours mal léchés.

Blague à part, ces gens sont adorables, leur sens de l’hospitalité et leur intérêt pour les us et coutumes français les ont conduits à se passionner pour cet art martial curieux qui consiste à prendre une branche dans la forêt et à aller provoquer son voisin dans une espèce de duel héroïque et bizarre tenant à la fois de la joute moyenâgeuse et du folklore néo révolutionnaire et un tantinet parisien du 19ème siècle. Depuis la libération du Québec par De Gaulle, on sent bien que ces gens ont une dette envers nous.

Le stage avait rempli le dojo de Maître Serei qui nous a fait l’honneur de nous accueillir, les équipes du Canada au complet étaient présentes et motivées après leur excellente médaille de bronze au deuxième championnat du monde de Canne de combat en Allemagne, en septembre 2009.

Claude Rose, l’organisateur de ces stages avait mobilisé ses troupes et d’autres pratiquants venus d’un peu partout avec notamment la présence de nos amis américains en la personne de Bob et du très motivé et formidable Steve Savoie. Sept heures de Canne (et Bâton) quotidiennes pendant neuf jours ont eu raison de leur légendaire résistance de trapeur.

Je les remercie pour la qualité de leur hospitalité et la ferveur de leur amitié qu’ils m’ont toujours témoignées.

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