dimanche 10 mai 2009, par Julien Falconnet
Pour ce "premier" stage de Nice, on peut dire que nos gentils organisateurs Marie et Florian s’étaient mis en quatre. A commencer par un hôtel décent à un prix raisonnable et surtout à 5 minutes à pied du Gymnase. Ensuite je ne sais pas s’ils l’ont fait exprès mais la ville elle même est très sympathique. Pour ceux qui comme nous arrivent la veille, il y a moyen de bien manger avec vue sur le vieux port, en évitant aussi bien le guet-apens touristique que l’inutilement exorbitant. Pour information, c’est le "Marlin" qui nous en a convaincus.
Au petit matin du samedi, nous étions presqu’à l’heure pour les retrouvailles. Ils étaient venus d’un peu partout pour voir de plus près ce que Mr Adami avait à nous proposer... à moins que ce ne soit pour le gâteau au chocolat qui attendaient les participant du stage. Après un petit qui-pro-quo de gymnase réquisitionné pour des raisons électorales, nous voici tous en train de commencer à transpirer sous les consignes de Marie, désignée volontaire pour faire monter la température de nos muscles et de nos articulations. Si l’on omet les pizzas tueuses du midi (certes bonnes, mais incompatibles avec la volte sautée), cette première journée fut consacrée aux fondamentaux. Voici la liste des thèmes dont je me souviens : coups de base, conditionnement, feintes, parade, esquives, distances. De quoi remettre les débutant sur les rails, mais étrangement les plus avancés aussi. Les exercices semblaient simples pourtant ils avaient un je-ne-sais quoi qui donnaient à tous les moyens d’en profiter pour avancer à leur niveau. Un hommage particulier pour le conditionnement, qui permettait par exemple aux plus débutants de travailler leurs latéraux, à ceux qui le voulaient de travailler leur main gauche, à d’autres d’apprendre à lire dans la posture adverse comment évoluait l’attention, à d’autre encore une certaine gestion du rythme. Je vous laisse imaginer comment un travail sur les parades proposées par Florian peut prendre une saveur particulière. A titre personnel, ce fut un plaisir particulier, pour l’entrainement de compétiteur bien sûr mais aussi en tant qu’enseignant, tant certains exercices me semblent bien vus.
Pour ceux qui le voulaient, l’entrainement de la journée fut complété par une promenade (qui a dit marathon ?) dans le vieux Nice à la recherche d’une spécialité locale, puis par un test physiologastrique à base de crèmes glacées. Savez vous que les glaces fort bonnes sont proposées par 15 boules chez certains vendeurs ?
La seconde journée, nous permis de troquer un gymnase contre un splendide décors de plein air. Imaginez vous au milieu de la nature, à flanc de montagne avec vue sur Nice et la mer. Impossible ? Et bien non ! Marie et Florian nous avaient dégoté ça, et en plus on y a fait de la canne. Cette deuxième journée fût surtout consacrée à la mise en pratique. Chacun son tour, tous les participants furent poussés dans leur retranchements, en rencontrant par tranches successives de 30 secondes 9 autres participants. Tous les 3 passages, les thématiques changeaient : défense pure, riposte unique, assaut libre. Le soleil fut clément et les sandwichs, affrétés par Marie et Franck, tout à fait salvateurs. Quand aux étirements proposés par Yonnel, je pense qu’ils nous ont permis de marcher presque normalement les jours suivants.
Pour les quelques irréductibles, le soir fut encore une fois consacré à un banquet de choix. Marie nous conduisit dans un restaurant plutôt classe, délicieux et aux portions absolument pantagruéliques. A ce sujet, avis aux visiteurs, j’ai l’impression que les portions énormes sont une tendance lourde à Nice (je n’avais jamais vu ça ailleurs qu’aux états unis), alors méfiez vous.
Puis ce fut le retour à Paris, histoire de perdre une dizaine de degrés et de panser nos courbatures. Le voyage fut l’occasion de mesurer la distance parcourue, de faire le bilan des petits blocages techniques débloqués, des petits "trucs qui font la différence" acquis, des petites perles pédagogique repérées et de constater combien deux jours complets de canne pouvaient faire du bien. Un grand merci donc à Florian et Marie.
Pour finir, comme je le disais au début, c’est presqu’aussi loin que la lune ; je ne sais pas si j’irais un jour sur la lune, mais je retournerai certainement à Nice.